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Spot : la station de l'Alpe
d'Huez Ci-contre, Xavier Leonti
dévalle les grandes pentes de l'Alpe d'Huez. | |
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![]() Photo ci-dessus, à gauche Gaëtan Junique ouvre un beau couloir et à droite Nicolas Pic ride la pow de la forêt. Photo ci-dessous, Pascal Junique.
La présentation de
l'équipe se passe sous un ciel bien bouché. La neige est
présente et fraîche s'il vous plait mais le bleu est aux
abonnés absents. La dame dans la télé qui s'agite
devant sa carte, avait dit que les éclaircies seraient de la
partie. Le futur proche nous dira si son salaire est justifié
ou non ! Pour l'heure, il nous faut trouver de quoi faire malgré
une vision ultra limitée. Le réflexe naturel de l'homo
skius est de se diriger vers
devinez quoi ? La forêt bien
sur ! Aller, vous pouvez l'avouer, de toute façon, je vous vois,
vous et vos yeux écarquillés. De la forêt à
l'Alpe ?! Nooon ! Et bien oui !! il y a de quoi rider en toute tranquillité
ici aussi quand le mauvais temps fait parler la poudre ! Le spot pour
ce faire s'appelle la Combe du Bras. Les jours de vents du nord vous
serez à l'abri dans les sapinets pour descendre jusqu'à
Huez en affichant un petit 600 mètres de dénivelé
quand même ! Le souci, c'est que l'homme, enfin, ils étaient
plusieurs, a replanté en masse. On ne va pas leur jeter la pierre, mais ça devient parfois difficile d'autant que Philippe Stark n'a pas encore inventé le sapin à rotule ! Il y a un deuxième spot, plus en amont, qui se savoure également entre arbres et amis. Pascal jubile en nous faisant découvrir cet autre " tree run " à proximité des pentes d'Oz. La aussi, la nature est maître en son lieu, les vergnes gagnent du terrain sur la partie basse, et des heures de " bucheronage " ont été nécessaires pour ouvrir quelques bréches qui permettent à celui qui à l'il, ou qui connaît de prolonger le plaisir jusqu'à Oz ou bien encore L'enversin où se trouvent les remontées les plus basses du domaine. Si le cur mais surtout la neige vous le dit, vous pourrez pousser le vice jusqu'à Allemond. Renseigner vous sur les horaires des bus qui ne sont qu'aux nombre de trois, faute de quoi, il faudra ouvrir le porte monnaie pour le taxi.
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| Mais
encore Refermons cet aparté pour en revenir à des choses plus joyeuses. Pour dresser un rapide portrait du domaine, nous pouvons dire que la partie Est est composée d'itinéraires glaciaires ( sur le haut bien sur ) tandis que l'autre versant ( celui que vous voyez depuis la station) est plus propice aux combes qui serpentent entre les plateaux des lacs supérieurs et inférieurs.
Une longue traversée
depuis le Pic Blanc nous amène jusqu'à la Combe du Cerisier.
Les moins flemmard mettrons les skis sur le sac pour s'engager dans le
joli couloir du Narcisse Nonnet. Dans les deux cas, de la pente à
souhait, de la poudre et un cadre magique. Une fois en bas, on peut voir
d'autres petits itinéraires tel que le couloir de la Banane ou
de l'Immeuble.Oui, ici plus on ski et plus on s'aperçoit qu'il y a des choses à faire ! Les rotations sont longues pour tout ce qui concerne la partie Est et il faudra du temps pour écumer tout ça. Qu'à cela ne tienne, nous remontons pour pousser un peu plus loin notre exploration. Une nouvelle fois au sommet, on jette un il et même deux pour admirer le panorama. Tout l'Oisans défile, la Meige, le Rateau, le Rochail mais aussi le Mont Blanc Bref, par beau temps, on a sous les yeux 1/5 du territoire français, qui dit mieux ? Le temps passe et l'heure n'est plus au devinette. On tourne à gauche, direction le Grand Sablat, le classique ! Là encore, vous pourrez pousser plus loin, et aller taquiner le couloir des fioles et les fiolons, le glacier des Rousses et bien plus encore mais on verra plus tard. Il n'y a quasiment aucune trace alors on se sépare, le couloir du Sablat n'offre pas de difficulté et s'avale à sa sauce préférée : petits virages pour certains, grandes courbes pour d'autres !
![]() Photo de gauche,Gaëtan Junique et photo de droite, leon envoie du gros ... Je pousse jusqu'au limite du glacier qui est bien bouché pour m'offrir quelques virages à grande vitesse. On délaisse plus ou moins la Pyramide derrière nous pour avaler cet itinéraire d'une traite. La partie basse est plus plate, on prend le temps de tourner la tête, le couloir des pioches à droite, à gauche d'autres couloirs encore et encore. Un peu plus bas les dents du Cerisier, je sais très bien pourquoi j'ai la tête qui tourne. Ce n'est pas à cause de mon ski version touriste qui regarde partout sauf devant lui mais bien parce que, Dieu que je m'étais fait une mauvaise opinion du spot. C'est magique, simplement. Ce run n'est pas encore fini que je me projette déjà dans toutes les pentes possibles et inimaginables ! L'avantage de l'Alpe, chose confirmée par le peu de traces présente ici, c'est que peu de monde sort des pistes, à moins qu'il y ait peu de monde tout court ou alors ailleurs ! On se gave, simplement. Il est tard dans la saison et nous ne pourrons pas pousser jusqu'à Clavans le bas, histoire de faire la pause classique à l'auberge de Savel, pour se rassasier après s'être gaver ! Le retour en taxi n'aurait fait que ralentir notre caravane. Nous sommes bien des touristes, mais des touristes qui courent alors nouveau retour via le bas de Sarenne après une longue traversée à flanc qui s'avère dangereuse en fin de saison, tenez vous le pour dit !
Le Grand Sablat a tenu ses promesse,
le piège à neige du coin n'aura pas démenti. Ce fut
bon ! Les cheminées de Macle, pas mal. Pied froid, bien froid et
léger comment aurait il pu en être autrement ! Les journées
s'enchaînent sans que nous ne fassions deux fois la même chose.
Pascal, qui ne tarit pas d'éloge au sujet de sa chère station
dont personne ne parle mieux que lui, nous offre, pour notre dernier run,
une énième tranche de ride avec en bonus, une petite touche
aérienne. Le chemin débute comme pour les Côtes de
Rivets, juste au dessus, l'entrée du S de Macle, on poursuit un
peu puis on remonte jusqu'à l'arrête de l'Herpie. Personne
ne suivra, il y a un monde entre les Côtes et ce qui nous attend
au dessus. Ambiance comme dirait certains : gaz à tous les étages.
L'arête s'étire, assez longue et fine, elle imposera sans
doute le renoncement à l'imprudent qui aurait voulu faire le malin
en vous suivant. Il vaut mieux ne pas faillir car la chute du côté
de la Combe Charbonnière ne sera pas pardonnée. Même
topo pour l'autre versant, qui surplombe les Côtes de Rivets, et
qui ne laisserait que peu d'alternative sauf si bonne étoile ou
affinité
Moralité, on fait attention où on
pose les spatules et on se dit qu'on est bien mieux qu'en snow ou en mono
sur ce fil !Je lorgnais tous les soirs sur cette pente depuis l'hôtel. Elle est bien visible, d'autant que les derniers rayons de la journée l'habillent de couleurs chaudes qui ne soulève qu'une envie : caresser ces formes, la détrousser le temps d'un instant pour magnifier ce tableau. Nous ne l'aurons pas skier au couchant mais le plaisir, comme durant tout notre séjour, n'aura pas été boudé. |
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![]() Faute avouée ... J'avais tort, cela faisait longtemps que je ne m'étais pas senti aussi content de découvrir un nouveau spot. Le temps de quitter nos nouveaux et valeureux amis est bientôt arriver, on boit un verre au soleil, le sentiment du " devoir " plus que bien accompli. Echange de numéro de téléphone et de mail, car l'hiver est bientôt fini mais une chose est sure, l'an prochain, je vais revenir car l'Alpe, c'est du solide. Preuve en est, pour ceux qui ont bien suivi, je n'ai mentionné aucun runs ou presque qui plongent vers l'est, mieux ou pire, je n'ai pas même parler de Vaujany que l'on skie avec le même forfait et qui, au départ du Pic Blanc pour citer un repère devenu familier, ouvre moult itinéraires tout aussi savoureux ( et long : 2000 m de déniv !) que le côté caché de l'Alpe d'Huez. Quand je vous disais que c'était bon ici, décidément, je crois bien que je suis tombé amoureux d'une rousse ! Remerciements : Pascal Junique ( et ses enfants : Gaétan et Clémentine ), le bureau des guides, Laurent Bordes-Pages et Céline Perrillon de l'office du tourisme |
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Guide
pratique
Paris : 620 km Genève : 208 km Grenoble : 63 km De Grenoble, prendre autoroute A 480 direction Sisteron/ Gap puis sortie n°8 Logement : Skier : - un guide mieux que quiconque
vous permettra de découvrir ce très beau domaine en
toute sécurité. En bonus, des itinéraires sur
plusieurs jours comme Huez - St Sorlin d'Arves
- forfait : |
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