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Histoire
de défis ...
Spot :Face Nord du Mont Fortin
Riders : Bastien Perret dit "Bastos" (handirider), Brice (guide),
Dan (accompagnateur, vidéo), Auré (accompagnateur
Photos : Jako Martinet
Le propre de l'homme, voler comme un oiseau. Cette valeur est multipliée
par mille quand on est handirider, c'est-à-dire, freerider en fauteuil
ski.. C'est après un accident de kitesurf que Bastien se retrouve
paraplégique. Depuis ce jour, il ne s'est pas arrêté
de rider, toujours le même feeling mais simplement avec des appuis
différents... en attendant la neige de l'hiver, il en profite pour
faire du kite, ski nautique, parapente et plein d'expé incroyables
en Afrique. L'hiver nous a rattrapé, c'est l'heure de faire fumer
le fauteuil sur les palins et rider la pow de par chez nous.
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La Plagne
Un an après l'accident, il est l'heure de tester ses capacités
à skier comme dans le passé, l'idée de rider la face
nord de Bellecote à la Plagne n'est pas tombée à
l'eau. Depuis le début de saison, les progrès techniques
du matos et les sensations n'ont fait que rassurer le bonhomme, il est
temps de se lâcher et rider la face nord qui n'est plus un problème
à ce jour. Une équipe de 6 personnes pour l'encadrement
est nécessaire, les conditions printanières nous rend la
tache plus difficile que prévue. La neige trop mouillée
bloque le fauteuil à plusieurs reprises, mais après ça,
les courbes commencent a aligné et les mètres de dénivelés
défilent à vitesse grand V
En bas de la face Nord de Bellecôte, autour d'un verre de houblon
et d'un plat de polenta, le prochain objectif commençait à
se profiler dans nos têtes toutes enjouées de la descente
du matin : il s'agissait de derby et d'heliski.

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La Grave
Les mots étaient dits, il en serait ainsi.
5 jours après le derby de la Meije (1er effectué en fauteuil
par un paraplégique 13mn40 et 620ème place, mais sûrement
pas le dernier
)
Ainsi, sans nous remettre de nos émotions, les yeux encore illuminés
par la reine Meije et ses jardins secrets, nous voici donc au pays des
pâtes fraîches.
Coumayer
Rendez-vous à 8 h du mat avec toute l'équipe, pour la première
rotation d'héli à Courmayer, surprise pour le boss de la
base qui n'avait jamais vu d'handirider avant Bastien sur cette base,
cela ne l'a pas choqué et l'a même agréablement surpris
de voir cette énergie qu'il dégageait avant le décollage.
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Serrés
les uns contre les autres dans la tondeuse à gazon géante,
direction le massif du Mont-Blanc. Personne ne dit mot, pour la plupart,
c'est la première fois et tout le monde sait que les 1ère
fois, ça compte. Nous ne sommes pas arrivés là par
hasard, c'est le fruit d'un travail d'équipe soudé, où
tout est pensé, préparé, car l'inconnu ne doit pas
faire partie de nos invités.
Nous voici donc 2000m de dénivelé plus haut grâce
au teufteuf. Se retrouver à 3800m d'altitude, en haute montagne,
prêt à dévaler du dénivelé, n'est pas
une chose évidente en soi lorsque l'on est paraplégique
et que cela ne fait pas 2 ans que l'accident a eu lieu

Encore une fois, c'est grâce
à tout un soutien (familial et amical) et une volonté sans
faille que l'on se retrouve au sommet de l'Aiguille de l'Aigle face au
Mont Blanc, côté italien., Un vaste glacier large et pas
trop raide, parfait pour le crusing.Nous attendons une petite heure au
sommet le temps d'apprécier et que le soleil commence à
faire d'écailler les premiers centimètres.
Au loin, la face Nord de Bellecôte, austère et froide, nous
rappelle les moments qu'elle nous a offert et la Meije comme un phare
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Même si la neige
n'est pas des plus récentes, l'émotion est vive, et ne fait
que s'amplifier avec la perte d'altitude et les séracs. Jako est
là pour immortaliser l'instant, Dan et Auré pour aider et
Brice pour sécuriser tout ce petit monde.
Mais chacun, avance dans l'idée (Bastos le premier) de se tirer
la bourre à coup de grandes courbes à en perdre haleine.
Toutes les bonnes choses ont une fin, et l'attente au lac Combal de notre
gros joujou du jour pour la seconde dépose n'est que rigolade,
émotion et phrase du genre : " t'attaquais toi? "

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Face
Nord du Mont Fortin, ses pentes sommitales à 40/45°, et une 30e
de centimètres de poudre, renforcent encore plus la vision que l'on
a de la sécurité : Deux bouts de cordes ne seront pas de trop
pour assurer un passage qui va s'avérer bon technique.
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Bien
à ceux qui sont au bout des cordes, les bras en feu, Bastos fouine
la meilleure ligne possible. La pente s'adoucit et toujours sans répit,
la neige vole derrière le châssis pourvu qu'il en soit toujours
ainsi. Quelques dernières acrobaties aériennes, et nous voilà
attablés (affamés et assoiffés) devant les " penne
allarrabiata " et le lambrasco, histoire de parler des prochains défis
A
suivre sur www.magicbastos.com

Merci à Julbo, Rossignol,
et un spécial à l'association Magic Bastos.
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Liens utiles
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