|
Maurienne
"métal en rail" Spot : la Maurienne Fin décembre le manque ne neige affecte toute l'Europe et la Maurienne n'y échappe pas, sûrement due au réchauffement climatique qui au cur de toutes les discutions gouvernementale en ce moment.
|
![]() |
| Ce
qu'on oublie c'est que l'hiver passé était le plus rude depuis
50 ans, alors pas d'inquiétude le ride urbain n'est pas encore le
nouveau model des stations de ski aux seins de notre pays, mais il sauve
les meubles en période de vaches maigres. C'est de l'allu Prenons la matière première où elle se trouve ; depuis plus d'une génération, la Maurienne contribue à nos exploits de rider de barre de fer sans pour autant l'avoir prévu dans leur cahier des charges. De la basse vallée a la haute Maurienne, l'industrie aluminium faisait vivre tout partie de la population d'une vallée. Depuis un certain nombre d'année la France ne faisant plus partie des pays compétitifs, la Maurienne souffre de ce manque d'activités, mais le ski et ses domaines rebouste toute une économie locale. Le domaine d'orelle, les sibelles font partie dans les plus grands domaines de ski français et internationaux. |
|
|
|
|
| Le
couteau ente les dents Les flos, donz, hissam, ticho, kev, voilà une armée de riders qui ne lachent rien. Ridant le jour, la nuit, rien ne leur fait peur, un esprit de guerrier qui étincelles les rails coûte que coûte. C'est un honneur qu'il fait a la Maurienne qui a vendu déjà plus de 220 millions de couteaux Opinel, que tout le monde connais.La Maurienne un instinct guerrier. Le contraste La vallée de la Maurienne subit un peu de contre pub à cause des usines métallurgique qui dénature la vallée, mais comme on dit "il faut bien que tout le monde bouffe ", mais leur joyau se trouve au-dessus de 2000 m, les aiguilles d'Arves, l'emblème maurienné, bien encré même bien avant ces usines, le Tabort un autre joyau, Le crew local En compagnie du pisco cruw doté de Fabrice dompnier, ticho, hissam sid tous bien du cru, et bien né au fond du trou, c'est en premier lieu donz l'initiateur de cette découverte de la vallée un peu superenante. En décembre, la neige n'avait pas encore pris le taxi jusqu'à nous donc notre occupation mageur a cette période reste la visite culturail de la ville. Pour accompagné cela le team axunn de chamrousse est venu se tester au métal maurienné, cuviller, duboeuf, et jaillet, ont trouvé une reconversion pour leur retraite de métallier. |
|
Photo de gauche Kevin Jaillet. Photo de droite Fabrice Dompnier se fait flashé par Jako. |
|
| En
passant par la Maurienne On connait bien la Tarentaise : ses stations réputées, jolies ou moins jolies, un peu usines à fric aussi. Mais la Savoie c'est également la Maurienne, vallée industrielle grise et triste qui cache des tas de petites stations, des petites perles tout au long du chemin, comme autant de possibilités de ride ... Pour parcourir la Maurienne, nous avons pensé à être accompagné par les crews locaux afin de découvrir pas mal de Secret spots. Ainsi, Donz (Fabrice Dompnier), Ticho (Lénaïc Léard) et Hissam Sid, bien motivés, seront nos guides privileigiés de la vallée de l'Opinel - encore un cliché inévitable. On embarque également la Chamrousse team : les deux Flo (Duboeuf et Cuviller) et Kevin Jaillet, qui connaissent déjà un peu les zones de ride que nous allons tenter d'exploiter. Premier arrêt : la haute-Maurienne : ça sent le beaufort et le bleu de Termignon. Pleins de vaches, pleins de possibilités de freeride, mais avec un hiver ridicule, difficile d'en profiter. En tout cas, on repère les lieux pour plus tard. On est bien loin des usines qui puent, le cadre est splendide. Personne. Pas de saturation des pistes. Le bonheur est dans le pré. On peut donc pas trop s'attarder, c'est mort pour une session hors-piste. C'est bête parce que du côté de Bonneval sur Arc, c'est vraiment splendide. Typique, des chalets en pierre et en bois, le bon vieux village savoyard. Néanmoins, il faut le mériter parce que c'est vraiment au bout du monde : compter au moins 2h30 de route de Grenoble. En même temps, quand on va à Tignes, on a aussi tendance à penser que c'est le bout du monde tant c'est loin. Plus bas, Val Cenis et la Norma ressemble plus aux stations qu'on a l'habitude de fréquenter : construites de toutes pièces pour le tourisme, mais quand même assez confortables. Une boucherie de spots en freeride, dixit Donz. |
|
Photo de gauche, Lénaïc Léard. Photo de droite, Flo Duboeuf en action. |
|
| On
finit par redescendre du côté de Modane. On dirait Moutiers
en plus petit. C'est quand même pas terrible. Ca fleure la douane,
on est à la frontière de l'Italie. Avec nos petites pelles,
les riders tentent une session rails et là, on se rend compte de
toutes les possibilités inexploitées de cette vallée
qui ne fait décidemment rien comme tout le monde. On croise des Modanais,
ravis de voir " des p'tits jeunes qui se bougent ". Pas de rabat-joie
pour nous dire que les rails abîment la peinture. Un petit coucou
au nouveau boardshop, qui témoignent de la philosophie fast-fun-free
de la ville, qui cachait bien son jeu. On enchaîne pas mal de spots
: l'Eglise, la Mairie...Les gars envoient. On croit passer de la Russie
profonde avec des HLM d'un autre temps style Russie profonde au centre-ville
avec un descente-plat-descente sur fond de bâtiments multicolores
style cubain (je cherche pas à comprendre). Sur ce dernier 27 marches,
Flo Duboeuf arrive à passer en natural et unatural ce qui est un
exploit vu l'état du rail qui bouge de 10 à 15cm à
chaque passage. Pour la prise d'élan, on utilise le capot de la caisse
de Kevin et les habitants des alentours nous prennent pour des tarrés
ce qui nous fait bien marrer. On est tous impressionnés aussi par le niveau de nos guides mauriennais même s'ils n' ont pas le melon les garçons. Pas élévés à la Clusaz, pas de coach, mais on discerne chez eux une vraie pratique du freestyle, comme celle des années Candide : on sent qu'ils ont bouffé du piquet et qu'ils cherchent vraiment à transmettre leurs valeurs et leur état d'esprit pas prise de tête pour un sou. Ni trop fashion, ni pourris gâtés. Ca fait plaisir. On arrive à dénicher un autre descente-plat-descente en double barre avant le départ. On a du faire les bûcherons pour pouvoir accéder puis rider ce secret spot oublié de tous, même des modanais. On a l'impression que personne n'a emprunté ces escaliers depuis au moins dix ans. Quelques bleus plus loin, c'est Donz qui le pose en premier avec un one-foot non désiré sur la dernière descente (chaud !). Toute la joyeuse équipe réussit finalement à le passer au moins une fois même si le plat est interminable et que l'équilibre est difficile à maintenir sur la rouille. | |
![]() Ci-dessus, ca rail pour Flo Duboeuf. |
|
| Direction
Valloire et Valmeinier. Sur la route, escale à la Maison penchée,
un site historique mauriennais. En effet, durant la seconde guerre mondiale,
elle servait à abriter un stock de poudre destiné à
détruire le tunnel adjacent. Elle a été surmontée
d'un blockaus en 1939. Ce dernier s'est littéralement envolé
lors du bombardement du tunnel durant lequel la maison principale a été
détruite. Il est retombé 30 mètres plus loin et s'est
enfoncé dans la terre, intact. Il y a quelques années, les
cars scolaires s'arrêtaient régulièrement pour devoir
de mémoire mais aussi car le site possède un caractère
ludique : notre notion de la gravité est grandement mise en péril
à l'intérieur. Maintenant, l'odeur nauséabonde des
lieux et le caractère un peu glauque rebute un peu les enseignants
mais pas les buveurs de Kronenbourg mauriennais qui en ont fait une sorte
de quartier général. |
|
Ci-dessus Flo Cuviller et à gauche le crew dans la maison penchée au-dessus de Modane. |
|
| A
l'arrivée sur le domaine Thabor-Galibier, on est moins dépaysé.
Tout valeureux freestyler connaît le Press'Purée et le Road
Gap du Galibier les deux évènements locaux, tout deux en fin
de saison. Ce dernier assoit de plus en plus sa réputation d'ultime
événement de saison, rassemblant de plus en plus de participants
tentant le saut de route de 20m de long. Un spectacle bien sympathique ma
fois. Nous croisons sur notre chemin de joyeux Alchimystes - de l'association
Alchimy, organisateur de l'événement et d'une quantité
de petites démos et de mini-contests au fil de la saison. Cette association
est tellement active que rien que d'y penser nous sommes fatigués.
Profitons de l'occasion tout de même pour rendre une petite visite
au Col de la Vieille, lieu où se niche le snowpark. Et là,
j'avoue qu'on en prend plein les yeux : le park c'est gravement agrandi
depuis notre dernier passage : 600m de slopestyle, un pipe (pas de neige
- pas de pipe, ou alors un tout petit), une cool zone avec des session zik,
des rails ludiques pour tout niveau : du grand ride ! Un terrain de jeu
où nos riders s'expriment avec un grand sourire. |
|
Photo de droite, Kevin Jaillet. |
|
| Aller,
il est temps de cloturer cette journée et de redescendre à
St Jean de Maurienne. Direction Contest Boardshop pour finir le pack de
bières. On profite du canapé du shop pour penser à
planifier notre journée du lendemain où la même équipe
se retrouve aux Sybelles, 6 stations reliées - La Toussuire, le Corbier,
St Jean d'Arves, St Colomban des Villards, St Sorlin d'Arves, les Bottières
- 310km de pistes. Reveil matin tôt. On part de Jarrier, sur la route au dessus de St Jean de Maurienne. Avant de partir vers les sommets, on décide de tenter le rail de l'escalier de l'église. Petit contretemps : il y a une messe en cours. Il faut donc attendre que l'office soit terminé car on fait un peu trop de bruit au goût des mémés cathos. Le maire nous donnera finalement l'autorisation officielle de rider. Tant de compassion nous touche. Néanmoins, nous fûmes punis par l'autorité suprême, Flo Cuviller s'écrasant dans les graviers de la récep. On est obligé de se séparer de cet élément de qualité, étant donné qu'il n'est plus opérationnel sans son épaule. Direction St Sorlin d'Arves et le sommet de l'Ouillon plein de spot backcountry. Nous sommes bien guidés par les mêmes gars que la veille, originaires des Sybelles et membres de Sybelles X'trem, l'association de riders du coin. Ce collectif, qui regroupe également les associations Pisco Friends Crew - dont Donz, Ticho et Hissam sont membres actifs - et St So Air Force - organisateurs du Derby de st So, une course décoiffante - regroupe les amateurs de glisse et de sports extrêmes en général, résidant et/ou pratiquant sur le domaine des Sybelles. L'asso vise à promouvoir les sports alternatifs dans la vallée de la Maurienne, les faire connaître, les développer et multiplier le nombre de participants. Nous avons à leur contact une nouvelle preuve, si necessaire, de la vivacité de la vallée en terme de ski et snowboard freestyle, mais aussi en ce qui concerne le Télémark - Ticho est un des meilleurs télémarkeurs de France et peut-être le seul qui envoie autant sur un kick ou un rail. Sybelles X'trem s'associe avec les crews similaires de Maurienne (Bichon Family de la Norma, Alchimy...) pour établir un calendrier de manifestations afin de rassembler le plus souvent possible une crème de riders Mauriennais. |
|
Ci-contre,
Lénaïc Léard action. Les six stations des Sybelles ont leur charme soit tradi soit plus économique. Elles sont toutes à taille humaine, ce qui permet de respirer un peu. Petit bémol, l'architecture du Corbier fait peur et le snowpark n'est pas à la hauteur de la réputation du domaine et du niveau des riders locaux. Malgré tout, nous trouvons de superbes spots et des endroits inexploités en pagaille. On hésite presque à monter en ski de rando mais on a un peu la flemme. |
|
Dernière
étape : les petites villes moches du style St Remy de Maurienne et
la Chambre, au début de la vallée de la Maurienne. Petites
villes industrielles, sans attrait touristique particulier mais avec des
possibilités de ride urbain. Deux-trois rails improvisés avec
une ambiance un peu chantier, un peu usine. Plutôt inhabituel mais
finalement attractif. Bon, cette façon de rider n'est pas accessible
à tous certes. On a galèré pour trouver des spots,
les mauriennais ont prospecté avant, mais l'ambiance nous semblait
intéressante et bien représentative de l'image que l'on a
de la Maurienne. La session avait une couleur plutôt sombre. Les bâtiments
d'un autre âge nous donne l'impression de shooter en noir et blanc.
Une chose est sûre : s'il pleut tu déprimes. On a de la chance,
on est juste de passage. |
|
Photo de gauche, Flo Cuviller et photo de droite Fabrive Dompnier. |
|
| Voilà,
on arrive à la fin de notre périple. On retient une chose
: la Maurienne regorge de possibilités sympathiques en terme de ride.
Néanmoins, n'y allez pas, laissez ces spots vierges sinon le charme
sera rompu. Ha ha. |
|
![]() Au centre, Lénaïc Léard descend les escaliers. |
|
A gauche, Kevin Jaillet et à droite le crew à l'heure de l'apéro avec les locaux. |
|
|
Liens
|
|
|
Contact |
|