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Spitzberg, mai
2001
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| Conduire une moto neige est super simple, ce qui ne l'est pas c'est tout ce qui va avec. D'abord, on vous loue une belle carabine avec le plein de balles à la tête tronquée. Ca c'est pour tuer les ours, et on a le droit de tirer que si la bête est à moins de 15 mètres. Vu qu'un ours court à 60 km/h vous avez exactement (15 / 60 000 = un 4 000 ème d'heure) soit (60mn / 4000 = 0,015 mn) soit (0,015 x 60 = ) 0,9 seconde pour tirer. Autant dire que si vous ne sortez pas d'un commando d'élite de l'armée des meilleurs du monde... | |
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Donc, en gros, on vous met un vrai calibre entre les pattes au cas où vous vous retrouviez entre les siennes...en fait c'est pour l'assurance et effectivement ça assure pour aller faire les courses en ville. Ensuite, vu qu'il est interdit de tirer à moins de 15 mètres, la panoplie cow-boy version polaire continue avec de gros pistolets et leur holster : là c'est plus facile, les bastos sont de grosses cartouches à double bang. Je m'explique : si l'ours vient vers vous (et qu'il est encore à plus de 15 mètres...) vous visez devant lui et vous tirez. A la détonation du pistolet, l'ours s'arrête mais n'a absolument pas peur, puisqu'il passe la majeure partie de son temps sur la banquise à chasser le phoque* et que la banquise ça bouge... et quand ça bouge, souvent ça craque et ça fait de grosses détonations sourdes... |
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Donc notre beau tas de 700 kg de muscles aux dents et aux
griffes acérées ne bouge plus et regarde ce qui se passe,
et si rien n'inquiète son regard, il continue vers sa proie (vous
en l'occurrence). C'est là que le double bang de la balle intervient,
vu que vous maîtrisez parfaitement la courbe que va faire la cartouche
une fois éjectée du canon et qu'elle s'est donc fichée
entre les pattes de notre mammifère polaire, 5 secondes après
la première détonation, la cartouche explose. Vous avez
donc trois scénarii possibles : |
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Je vous fais grâce de toutes les possibilité où l'ours est blessé et donc devient enragé, s'il s'appelle René et que vous êtes un fan de Laguigui et de bien d'autres encore. DONC, une fois en possession de vos joujoux, on vous en loue d'autres, parce que à moins de faire des quarts, quand on dort, faut bien se protéger. Voyez donc le cas suivant : votre tente montée, chaudement (la première nuit) emmitouflé dans votre polaire dans votre doudoune dans votre duvet, la réserve de bouffe dûment enterrée à 1 mètre de fond à 150 mètres du campement dans un sac étanche, vous avez quand même gardé sur vous un grany miel-noisette-airelles sauvages au cas-où (les tempêtes de neige arrivent vite et peuvent durer longtemps au Spitzberg. |
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Subtilement réchauffé par la chaleur de
votre corps, l'odeur de votre grany traverse votre tente et vient agacer
l'ours passant par là (il peut y avoir des ours partout, on en
a même trouvé au sommet de la plus haute montagne) qui rapplique
bien évidement parce que bon, un grany miel-noisette-airelles sauvages,
(surtout les airelles) par -50, pour un ours, forcément, ça
agace.
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C'est là que ces petites grenades de la taille d'une boîte de pellicule photo, que vous avez disposé aux deux extrémité du camp, et rattachées à un fil de fer par la goupille, de telle sorte que le moindre contact supérieur à celui d'un flocon de neige avec le dit fil provoque l'apocalypse, sont particu. Tout la subtilité de cette méthode de protection est
qu'il faut : |
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VOILA ce qu'à peu près vous eussiez eu besoin de faire
pour vous protéger des ours spitzbergiens. Nous n'en vîmmes
aucun, c'est pour cela que vous pouvez me lire.
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